vendredi 10 mars 2017

DOMIsoftLOVE


Le motard arriva gelé et transi pour sa première séance.

Buell XB-12Ss LIGHTNING


Tranquille et viril il déposa sa monture et entra pour se soumettre.
Il cherchait un maître et j'avais décidé de l'accompagner dans ce lâcher-prise.

Nous avions convenu du scénario et je restais dans l'extrême contrôle.
Je le sentais impatient dans le reflet ambré de son verre d'alcool fort.
Je le faisais languir à l'image de cette nuit de décembre,lente et embrumée.


A mon ordre, il se dirigea vers le salon éclairé aux flammes des chandelles.
Je le retrouvais lentement et de dos,mains sur la nuque,
j'admirais:
 l'envergure de ses épaules,
 ses cuisses massives et le trait fin de sa peau sous la nuque rasée

Résultat de recherche d'images pour "MAITRE ET ESCLAVE"

Je me suis assis dans le cuir face à lui.
Son application à répondre à mes ordres était touchante.
J'ai pris possession de son corps, de sa sensitivité et de sa docilité.

Comme il fut fier de se voir passer son collier, signe convenu de mon acceptation.
Depuis, sans ménagement et simplement, je m'attache à lui.....




vendredi 3 mars 2017

COMME SI LA VIE....


Longtemps, très longtemps j ai cru ne plus rien être.
Comme le sentiment d'être libre se paye cher parfois.

Résultat de recherche d'images pour "homme fumée"

Tant de fumées de corps et de rencontres,
tant de beaux, d'egos et dégoûts aussi.

Et puis du presque trépas, des anges et des lumières.
Une relation qui se contruit doucement à mesure que je me libère de tout.
Une Âme qui s'ouvre et brille un peu pour moi.....

Comme si la vie ne m'avait pas humilié, résigné
Comme si je n'avais pas porté de linceul bleu marine et gradé
Comme si la plage et Le Porge n'étaient pas ...
Comme si Bordeaux n'avait pas de miroir et de Garonne brune

Image associée

Je me laisse bercer par une douceur nouvelle
un nuage, un éclair peut-être.
Du bien, du bon , du respect, de la confiance peut-être ....

Je te vois et je t'entends,
j'écoute et je t attends....


lundi 28 mars 2016

RS 1

Le Roi des Saturnales




L’aube était encore bleue lorsque Sethrius entra pour réveiller les hommes.
Encore recroquevillé sur sa natte, le jeune Lucius s’entortilla dans sa toile rugueuse, profitant de sa propre chaleur encore un moment.

Au travers du tissage, il percevait les gestes lents de ses voisins, le bruit des corps, des mains et des peaux encore chaudes de la nuit.
Le lumignon de terre laissé par le surveillant diffusait une lumière bleutée comme lointaine et l’odeur d’huile d’olives consumée couvrait peu à peu les odeurs animales.

Aruns balança un coup de pied qui déplaça la paillasse :
« Lève toi piger*, tu vas mettre Sethrius de mauvaise humeur et tâter de son fouet ! ».

Depuis sa couche, Aruns paraissait encore plus grand.
A contre jour, sa silhouette d’ancien guerrier gaulois restait imposante.
De huit ans son aîné, il lui servait de grand-frère protecteur. Lui rappelant régulièrement les codes et les règles de la Domus.

Julius se redressa avec l’agilité de ses 17 ans. Conformément aux exigences de son maître, il partit se soulager et se laver.

Le sénateur Publius, en bon Pater familias exigeait que ses esclaves soient toujours propres de corps et de linges. Il considérait tout manquement comme un outrage à la déesse Salus.
Il avait failli perdre une de ses filles à l’âge de 5 ans d’un mal que les médecins n’avaient pas expliqué, Publius considérait que seule la déesse avait sauvé son enfant.
La villa comprenait d’ailleurs ses propres thermes avec ses esclaves dédiés aux soins et à l’entretien des lieux.
L’aile des serviteurs elle-même comprenait latrines de marbre et frigidarium.

En contrepartie, un esclave sale ou n’accomplissant pas sa mission de propreté était battu et revendu pour les fermes ou les mines.
Publius, en dehors de cela était un bon maître, il était d’une autorité naturelle et respectable.
Exigeant mais bienveillant, il ne levait jamais la main sur les servants, Sethrius, son majordome s’en chargeait pour lui…

Propres et légers, les deux amis s’apprêtaient à sortir de l’aile des serviteurs pour regagner leurs postes respectifs après avoir ingurgité le jentaculum du matin.

Vêtus de tunique de chanvre, ils devaient passer chaque matin devant leur supérieur qui seul pouvait donner l’autorisation de paraître et d’accéder à la salle à manger de service jouxtant l’exedra de la famille.


Au bout du couloir étroit, Sethrius barrait le passage, les bras croisés sur son torse nu, comme posés sur sa large ceinture de cuir noir (vestige de son passé de Mirmillon).

Ancien gladiateur lourd, gracié et affranchi, il avait été à nouveau asservi, en sanction de délits graves dont personne ne connaissait la nature exacte.

Il parlait peu, ses épaules larges et velues en imposaient et les baffes qu’il distribuait parfois vous jetaient à terre à coup sur.
Les jeunes hommes s’arrêtèrent devant le colosse. Le silence permettait à chacun d’entendre la respiration courte des uns et amples de l’autre.
Le regard de Sethrius noir et lent parcouru chacun de bas en haut et de haut en bas.

Après un long moment, il se mit légèrement de profil, signe d’accès autorisé, obligeant Lucius et Aruns à toucher ses pectoraux chauds et humides pour forcer le passage.



Syra leur apporta du pain, des olives et du fromage de brebis, adjointe en cuisine, elle s’occupait des repas des hommes chaque matin.
Ambrée de peau, les yeux dorés, ses gestes et sa démarche étaient graciles. Elle s’empressait toujours de servir Aruns qui baissait les yeux à son approche.
Son trouble était évident et la belle syrienne caressait des cheveux un bras, une main et son regard souriait au travers de ses longs cils noirs.

Les deux amis mangèrent en silence, attendant les ordres. Ils étaient d’ordinaire affectés aux thermes de la villa, l’aîné responsable des massages et des toilettes au strigile.
Lucius étant quant à lui responsable de l’ensemble des lampes et des fours du sudatorium et des bains chauds.

Il passait donc son temps entre les sous sols et les salles de marbre, un peu partout et nulle part en même temps, toujours en mouvement.

Mais ce jour n’était pas un jour ordinaire, nous étions à la veille du premier jour des saturnales. Il flottait dans le jardin des parfums de miel et d’aneth …

Aruns brisa le silence levant le nez au vent : « Mmmmmmm on va se régaler !!! »
Lucius frottait de l’ail sur du pain et ne prêta pas attention à la remarque.
Il sortit de son apparente torpeur lorsque Syra déposa entre eux quelques dates et pignons de pin… c’était un merveilleux avant-goût des festins à venir et une entorse grave aux choses autorisées. La jeune femme toujours silencieuse repartit rapidement laissant flotter une essence d’amandes et les comparses s’empressèrent d’engloutir le plus discrètement possible les fruits sucrés et collants.

Le soleil d’hiver se levait entre les colonnades lorsque Sethrius s’approcha de la table.
Au fur et à mesure de ses directives les hommes se levaient et partaient accomplir leur mission de la matinée.